Cette histoire s’est passée il y a quelques années dans une prison du sud ouest de la France. Une affaire relativement mineure, mais aggravée par la récidive, m’a conduit pendant sept mois en prison, où j’ai connu ma première expérience bareback. En entrant dans ma cellule, j’ai découvert que je devrai la partager avec un co détenu d’une quarantaine d’années, condamné à une peine de quinze ans pour une affaire de braquage avec violence. Lorsque la porte s’est refermée sur moi, je lui ai lancé quelques mots pour essayer de nouer le contact, il ne m’a pas répondu et même pas regardé d’ailleurs. Au bout d’une heure environ, il s’est approché de moi, a pris ma tête entre ses mains, l’a approchée de son entre jambe d’où je devinais un engin tendu sous son survêtement, et il me dit : ” ici, tu sera ma femme “.

Je ne saurais dire quelle sentiment m’a dominé à cet instant. La nouveauté de la prison, la peur d’un environnement inconnu, la saleté des lieux, l’étroitesse de la cellule à partager, les cris des co détenus, le bruit des clefs et des portes, la crainte que m’inspirait cet inconnu, qui visiblement n’était pas là pour rigoler. Moi, j’avais déjà eu quelques expériences avec des hommes, mais limitées, protégées, et jamais on ne m’avais demandé d’être la femme de quelqu’un. La peur m’a paralysé un instant, ne pouvant me soustraire ou me battre avec mon codétenu, physiquement plus fort que moi et visiblement déterminé. Il ne m’en a d’ailleurs pas laissé le temps, il a sorti son sexe en érection, pointé vers moi et l’a enfourné dans ma bouche sans rien dire.

L’écœurement l’a emporté au début, l’odeur y étant pour beaucoup et aussi la perspective de me dire que si ça commençait comme ça, ma vie allait être un enfer ici. Et mes soupçons étaient fondés. Lorsqu’il a giclé, il m’a ordonné d’avaler, ce que j’ai fait pour la première fois de ma vie. Il m’a ensuite balancé une taloche en me traitant de chienne à jus. Le soir venu, il s’est glissé dans mon lit et m’a enculé sans aucun ménagement en m’insultant, en me disant : ” maintenant, ton cul est à moi ” et en m’annonçant le programme : me dresser pour devenir à lui.

Dès le lendemain, il a fait circuler la nouvelle : j’étais un ” retourné “, un “enculé”, ce qui faisait de moi une cible toute désignée de viol en prison. Impossible donc les sorties en promenade ou pire, les douches, je ne pouvais plus quitter ma cellule, où mon codétenu régnait sur moi comme un maître. J’étais en prison dans la prison, coincé et à lui. S’en est suivi des semaines de dressage, à lui servir de domestique, à laver son linge, ranger ses affaires, lui lécher les pieds, les aisselles, lui vider les couilles quand elles étaient trop pleines, avec ma bouche ou mon cul, porter son slip odorant sur le visage comme un masque à gaz toute la journée, même devant les gardiens, en signe de soumission, à lui servir de pissotière quand il ne voulait pas aller jusqu’aux toilettes, à lui torcher le cul.

De calvaire, cette situation est devenue mon quotidien et je me suis même mis à aimer mon maître, à le servir pour le satisfaire, à faire passer son désir avant le mien. J’en garde le souvenir ambigu d’une période dure et douce à la fois, qui aurait pu durer des années à être sa chose. Parfois, j’y repense avec un certain regret.

MON SÉJOUR EN PRISON

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